DOSSIER | 10 conseils pour BIEN SE NOURRIR avec un petit budget 👛
Bien manger serait-il devenu un luxe ? On pourrait le croire à la vue des prix pratiqués dans nos commerces. Pourtant, il est tout à fait possible de manger goûteux (c’est primordial, le goût), beau et sain sans y laisser un bras. Voici quelques astuces éprouvées et à la portée de tous pour bien manger pas cher. Sans forcément chambouler toutes vos habitudes, je gage que vous trouverez dans le dossier qui suit, astuces intégrables à votre mode de vie pour réaliser des économies sur votre budget alimentation.

1. Faire les courses moins souvent
Qui n’a pas déjà vécu cela ? Parti acheter une tranche de gruyère pour finir joliment un gratin, vous revenez avec 1 bouteille de jus, 1 paquet de biscuits caramel beurre salé et 2 L de liquide vaisselle en promo. Et ça peut être pire si vous y allez avec les enfants ! Tôt ou tard, on craque – parce que nous voulons leur faire plaisir, parce qu’après tout nous n’aimons pas dire non tout le temps. Le problème avec les « petites » courses d’appoint, c’est qu’elles finissent par peser lourd dans le budget. 💸 Et pour cause, à bien y regarder, elles sont composées essentiellement de produits dont nous n’avons pas besoin. Pour bien manger pas cher, le mieux est d’anticiper ses courses pour ne rien oublier… et ne pas avoir à y retourner.

2. Préparer sa liste de courses et s’y tenir …
Le conseil le plus souvent donné pour bien se nourrir avec un petit budget est de faire une liste. Cela implique de préparer les menus de la semaine (cliquez ici) ou de la quinzaine à l’avance… et de faire le tour des placards. Pas la peine de racheter du riz s’il n’en faut que 300 g et qu’il y en a déjà 2 kg dans la cuisine ! N’omettez rien : prévoyez les déjeuners et dîners mais aussi les petits-déjeuners et les goûters. La liste établie, le tout n’est pas joué – ce serait trop facile ! Encore faut-il s’y tenir…

Quoi qu’on en dise, résister à la tentation des produits superflus ne dépend pas de notre seule volonté. Personnellement, je ne vais plus faire mes courses en sortant d’une séance de natation : entre la faim et la soif, je me retrouvais toujours à acheter plus de jus que prévu, sans parler des biscuits et du chocolat qui n’étaient même pas sur la liste. Je fais mes courses après le petit-déjeuner ou après le déjeuner. Ne pas faire les courses l’estomac vide ou avec la soif est devenu une évidence pour bien manger pas cher.
3. Tout en sachant faire preuve d’opportunisme 😉
Ok, ok ! Vous aviez prévu une tarte aux pommes pour le dessert mercredi midi, mais si les christophines sont moins chers que les pommes faites une tarte à la christophine ! Si vous trouvez l’idée bizarre, c’est que vous ne connaissez pas la tarte fine à la christophine de Tatie Maryse (cliquez ici). Se tenir à sa liste de courses est essentiel mais faire preuve d’opportunisme permet parfois de faire de meilleures économies. Face à un prix attractif, considérez toujours la possibilité d’adapter le menu à condition que cela ne chamboule pas toute votre organisation. Tenez-vous en à la tarte aux pommes si vous savez d’avance que vous n’aurez pas le temps de faire la tarte aux christophine, plus longue à préparer. Ce serait dommage de convertir l’économie sur le prix en aliments gaspillés, faute de temps pour les cuisiner.
Les promo, on en parle ? Au rayon frais, les produits à DLC courtes (cliquez ici) achetés en quantité finissent régulièrement à la poubelle faute d’avoir pu être consommés à temps. Par contre ces promo peuvent être intéressantes en épicerie sèche, si on n’est pas trop susceptibles sur l’évolution du goût des produits. Méfiez-vous aussi des lots, qui ne sont pas toujours des promos, et qui peuvent s’avérer plus chers que le même nombre de produits achetés à l’unité. Et oui, ça se fait !

En règle générale, n’achetez pas en promo si à la base vous n’avez pas besoin des produits en question. Les promotions n’ont vraiment d’intérêt que pour les produits qu’on aime et qu’on a l’habitude d’acheter. Si votre café favori est en promo vous pouvez en acheter 10 d’avance (si vous avez la place à la maison pour le stocker), mais acheter un autre café juste parce qu’il est en promo et ensuite ne pas le consommer parce que vous ne l’aimez pas (ou vous fait faire la grimace tous les matins en vous forçant à le boire) serait vraiment dommage.

4. Comparer les prix
Pour trouver le meilleur prix, il ne faut pas être trop pressé : prenez le temps de comparer les prix des produits, mais pas le prix unitaire. Il faut comparer des choses comparables. Par conséquent, pour trouver le prix le moins cher il faut comparer les prix au kilo (ou au litre), mais aussi la qualité (nature et origine des ingrédients). Les raviolis que vous visez sont peut-être affichés moins chers que leurs voisins uniquement parce que la boîte est plus petite. Mais s’il contiennent plus de viande et de légumes, moins de sucre et de gras, moins d’additifs, autrement dit s’ils sont plus nourrissants et plus sains, cela vaut le coup de les payer plus cher que le premier prix.
5. Profiter des saisons
Manger de saison est un excellent moyen de bien manger pas cher. Avec plus de volumes sur le marché les prix baissent (et en plus les produits sont plus goûteux 😋) et si vous réduisez le nombre d’intermédiaires entre le champs (ou l’élevage) et vous c’est encore moins cher. Pour se fournir en produits de saison, rien de plus facile ! Il y a l’option payante : se rapprocher des producteurs. Sur notre territoire, personne n’habite vraiment loin d’un agriculteur ou d’un éleveur. Leur proximité permet de profiter d’aliments ultra-frais et bonne qualité à un prix raisonnable pour le producteur et acceptable pour nos budgets.

Il y a aussi l’option gratuite : la cueillette ! (cliquez ici) Mais attention, sans léser personne ni se servir chez les gens sans autorisation. C’est pas comme si nos bords de routes n’étaient pas bons pourvoyeurs de mangos, prunes en tout genre, tamarins et même maracuja. Parfois, il suffit juste d’ouvrir les yeux et d’humer l’air – et non, je n’exagère pas, je le pratique moi-même 😂. Et parfois, il suffit juste d’oser demander pour crouler sous les pommes d’eau, les pommes-cannelle ou les oranges.

6. Cuisiner soi-même
Maîtriser les coûts et la qualité est plus facile en cuisinant soi-même. Si comme ma cousine Christelle vous faites régulièrement des tartes, autant faire les pâtes brisées et sablées vous-même (cliquez ici). Mais vous pouvez aller plus loin, notamment avec les aliments les plus onéreux : les viandes et poissons. En coupant la chair en petit morceaux, 2 beaux filets de poulet peuvent servir 4 personnes dans un plat de nouilles (cliquez ici), 200 g de boeuf hachées peuvent faire un Parmentier de christophine (cliquez ici) pour 3 personnes, et 200 g de poisson servent 3 parts de Parmentier de patate douce (cliquez ici). Notez en passant qu’avec cette astuce, servir des plats complets (où féculents, légumes et chairs cuisent ensemble) revient moins cher que servir des repas où la viande et les garnitures sont cuisinés séparément.
Imaginez la scène : vous avez tous les ingrédients du dîner de ce soir mais voilà, il est 18h30 et vous n’êtes pas du tout motivé(e). Nous savons comment cela finit en général : à la pizzéria ou au fast food. Des repas toujours trop chers pour ce qu’ils sont : beaucoup de sucre et de gras, trop d’emballage, et une piètre valeur nutritionnelle. En 2h30 le week-end, vous pouvez cuisiner à l’avance (cliquez ici) pour ne pas craquer le soir en rentrant du boulot.

Enfin, n’oubliez pas que vos restes sont de véritables trésors (cliquez ici). Pain perdu (cliquez ici), tartes et quiches (cliquez ici), cakes salés comme sucrés (cliquez ici), gratins et Parmentier (cliquez ici) sont autant de recettes populaires idéales pour « passer les restes ». Vous pouvez aussi opter pour l’option lunch box, et la portion restante du dîner fera un bon déjeuner au bureau, ou l’option repas de restes : réchauffez vos restes de la semaine et présentez-les en même temps sur la table, chacun dans un petit plat ou bol séparé, dans l’esprit des repas orientaux ou asiatique. Ensuite chacun pioche un peu par-ci, par-là. Le seul vrai travail que cela demande, c’est de conserver les restes de façon présentable à la fin de vos repas, par exemple emballer séparément le fruit à pain et le reste de rôti au lieu de tout mettre dans la même boîte.
7. Investir
Quelle que soit la taille de votre foyer, disposer de suffisamment de boîtes hermétiques (de toutes tailles) pour conserver les restes est indispensable mais peut représenter un coup significatif à l’achat. En effet les boîtes en verre ont un certain coût mais ce sont les plus plus saines car il n’y a aucun transfert de substances potentiellement toxiques entre la boîte et les aliments. Elles sont plus chères encore si elles peuvent aller au four et/ou au congélateur mais elles sont durables et intéressent les personnes les plus soucieuses de leur santé ET de l’environnement.
⚠️ Petit rappel : pour la congélation des préparations riches en eau, il faut éviter de remplir les boîtes en verre pour éviter qu’elles éclatent sous la pression des aliments qui prennent du volume en gelant.

Je ne suis pas sûre que ce soit d’un grand intérêt pour tout le monde mais pour les familles nombreuses au moins, disposer d’un grand congélateur annexe peut s’avérer vraiment utile pour bien manger pas cher. Il permet de stocker de grandes quantités d’aliments achetés en volume à prix intéressant, ou récoltés au jardin, et de plats cuisinés à l’avance. De même un placard complémentaire ou l’aménagement d’un espace garde-manger, pour les conserves et les fruits et légumes de longue conservation (giraumon, igname, etc.), peut être envisagé. C’est dommage en effet de passer à côté de bonnes opportunités faute de place, et sur le long terme on s’y retrouve.
9. Jardiner
Un plan de salade ne coûte que quelques centimes, les radis poussent en 1 mois dans 10 cm de sol, sans parler des aromates dont la plupart s’accommodent très bien d’une jardinière. Les concombres ou tomates peuvent grimper sur un petit treillis et enjoliver un balcon tout en nourrissant la famille. Sans prétendre devenir de grands agriculteurs et même en ne disposant que d’un balcon, il est possible de réaliser de vraie économies en cultivant soi-même des aliments peu exigeants en savoir-faire et en espace. À 1,30 € la salade et 2 € le bouquet garni, en produire à la maison aide à bien manger pas cher de façon agréable et en améliorant son cadre de vie (en le verdissant).

10. Écouter sa faim
Je termine par ce conseil qui aurait pu être le premier : ne pas manger trop, savoir écouter sa faim, est devrait être évident pour qui veut bien manger pas cher. Cela peut sembler trivial mais je tenais à le rappeler. Pourquoi se resservir quand on n’a plus faim, ou se forcer à finir le plat de lasagnes ? De toute façon il ne sera pas jeté puisqu’il participera à repas de reste (voir plus haut) ou garnira une lunch box (cliquez ici). De plus, en y réfléchissant bien, manger trop c’est convertir (littéralement !) son argent en kilogrammes superflus, lesquels font le lit de pathologies qui nous amèneront plus tard à dépenser encore de l’argent pour rétablir notre bonne santé. C’est un cercle vicieux !

Vous l’avez compris, c’est parce que je mets moi-même en œuvre ces astuces que je peux vous assurer qu’elles sont réellement efficaces. A vous de jouer maintenant pour mieux maîtriser votre budget alimentation et peut-être demain vous aussi manger pas cher.














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