Témoignage d’une lauréate à l’Appel à Projets Jeunes Entrepreneurs

17 novembre 2015 - 1,305 vues

Chères lectrices, chers lecteurs,

Aujourd’hui, point de recette, mais un coup de gueule de Tatie Maryse : au bout de 3 années, je conclus que l’Appel à Projets Jeunes Entrepreneurs est un écran de fumée !

Septembre 2012, Appel à Projets Jeunes Entrepreneurs lancé par la Région Martinique !
Youpi ! Je réponds à tous les critères et suis dans cette dynamique de retour au pays pour développer l’activité Tatie Maryse… C’est décidé j’y réponds! A la clé 5 promesses qui semblent pouvoir conforter mon projet de création d’entreprise.

10 juillet 2013, bizarre ! Je reçois du Conseil Régional 2 courriers contradictoires pour le même dossier : l’un, négatif, adressé à Tatie Maryse et l’autre, positif, adressé à mon nom personnel… J’appelle et on me confirme que ma candidature a été retenue.
Le 18 juillet 2013, je recevais du Conseil Régional de la Martinique un « titre de Lauréat à l’Appel à Projets Jeunes Entrepreneurs Promotion 2013 » pour mon projet de valorisation de la gastronomie antillaise à travers les activités Tatie Maryse.

Avril 2014, premiers pas sur le parcours du combattant : flou sur les interlocuteurs et les procédures. Je me rends à la Maison de l’Entreprise désignée comme le « guichet unique » pour l’accompagnement de ce projet. Cette dernière me renvoie au Conseil Régional qui en fait garde la main sur cette opération. Rencontre avec Monsieur X. qui m’explique, gêné, que mon dossier est toujours au point mort. C’est vrai, qu’avec les 8000 km qui nous séparaient, il avait peut être d’autres priorités !

Juillet 2014 : Mes nombreux pieds de grue, au lieu de gérer mon entreprise, portent enfin leur premier fruit : je reçois le solde de la dotation promise. Après 1 an, 1er engagement tenu: Waouhhh je dois enfin être sur la bonne voie !!!

Juillet 2014, j’ose un 2ème pas : réclamer la suite des promesses, à savoir le remboursement des frais de retour. Aujourd’hui, après 16 mois d’illusions, de blabla, de changements d’interlocuteurs, d’arguments éculés, j’en suis toujours à ce 2ème pas, et n’ai toujours pas signée « la convention (!?) » me permettant d’espérer percevoir cet argent…et pourtant un nouvel appel à projets de retour au pays est déjà en vente.

Que penser de cette affaire ?

Nous sommes amenés à créer nos propres emplois, et dans un environnement économique difficile, un chef d’entreprise doit se préoccuper en priorité de son affaire et non faire antichambre devant des personnes assurées de leurs fins de mois garanties.

Le message que je lance aujourd’hui est valable en tous temps : une collectivité qui promet, doit concrétiser ses engagements au moment où les chefs d’entreprise en ont besoin! Un conseil à ceux qui répondent au chant des sirènes : ne créez surtout pas en comptant sur l’argent public, car si j’avais attendu sur cet argent, Tatie Maryse SARL serait mort-née.

Saint-Joseph, le 17 novembre 2015

Tatie Maryse

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A propos de Tatie Maryse

Fondatrice de Tatie Maryse, passionnée et autodidacte de la cuisine, je partage depuis 2011 mes recettes typiques et créatives utilisant les produits des Antilles. Comprendre la cuisine à travers la chimie des aliments puis la vulgariser est à la base de mon approche culinaire qui se veut multi-formats et accessible à tous, tant sur le web qu'en ateliers!

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3 commentaires

  1. Murielle dit :

    Je suis de tout coeur avec ce que tu dénonces, on nous prend pour des démeurés. On fait confiance mais il ne tienne pas leur engagement c’est cela la Martinique d’aujourd’hui. Projet on en a mais qui nous aide Je te félicite d’être positive et de continuer à te battre pour ton entreprise. Plis fos à toi.

  2. Geraldine dit :

    Bonsoir tatie Maryse.
    Je lis ton article avec beaucoup de tristesse. En effet si tu n’es pas pistonnée par le cousin de la roue arrière de la bicyclette d’un tel tu es foutu. Déjà pour faire les démarches administratives il faut minimum avoir fait l’ENA. Si tu as la chance de répondre à leurs critères de sélection aussi recherchés que fantasques, ces personnes ne respectent pas leurs engagements comme tu le soulignes si bien’. En tout cas ils veulent les entreprises, que l’on contribue à la bonne marche de notre pays mais bon pour aider queudal. Donc en gros si tu veux un truc fais le toi même. Bref je suis aigri car tu n’es ni la première ni la dernière malheureusement. Tchimbé red pa moli sé moli’a ki red

  3. Marco dit :

    Je te comprends, car j’ai été renvoyer et re-renvoyer vers des gens et d’autres pour à la fin me faire comprendre que je ne suis pas à ma place dans ce que je désire faire, car il y a déjà une personne et que cette personne à la faveur des dirigeants et co-dirigent de la collectivité . .
    J’ai vu ce que ça a donner . .. . .
    . . .. .. .J’ai ris jaune. . ..
    J’avais un projet de navire de transport à passagers dans la baie. . .

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